Journal intime des Serpentard.
Mes chers amis,
Pour ceux qui auraient vécu un très long mois sans un seul lien avec notre château préféré, je rappelle que les deux PeC, Clara Badaboum et Molly Moseley, ont lancé une animation de la WWW, The Lost One. Le but ? Massacrer le plus de gens possible pour parvenir en finale, rapporter la gloire et patati et patata. Je vous conseille l’article de la Gazette du sorcier de Selene Sambre si vous voulez savoir ce qui s’est déroulé jusqu’à la finale.
La finale… Si je vous en parle, c’est évidemment parce qu’un Serpentard, Corwin Parker, a atteint cette place de finaliste tant recherchée et qu’il s’est retrouvé face à face avec Elissa Seviev, Gryffondor et redoutable en RPG grâce à ses nombreuses incohérences.
Après de nombreuses discussions dans notre topic réservé pour, les Serpentards avaient mis au point une stratégie ultime pour renvoyer la Gryffondor dans sa tanière et la faire mourir. Seulement, c’était sans compter le côté bon prince et Poufsoufflien de notre camarade ainsi que les dons RPGiques de la demoiselle.
Car oui, après avoir été aveuglée par une poudre d’obscurité, la jeune fille a pu lancer – on ne sait pas comment – un incarcerem dans toute la salle pour que des cordes apparaissent partout. Logique me direz-vous, surtout quand le sort ne peut qu’être lancé sur une cible pour fonctionner. Quand je parlais du côté bon prince… Parce que oui, Mister Corwin a frappé ! Il a accepté d’être attaché par un pied (mais pourquoi ?!) et de se casser le poignet en tombant (mais pourquoi ?!²) alors qu’il avait toutes les cartes en main (ou plutôt, une main de la gloire qui lui permettait de voir à travers la poudre). Il nous a tout de même gratifiés d’un petrificus totalus pour immobiliser la demoiselle. Là aussi, on pourrait se demander pourquoi il n’a pas choisi directement un stupéfix, ou le sortilège de la mort, mais soit.
Soit parce que c’était sans compter la réactivité du cerveau tricheur des Gryffondors. Et oui, la miss n’avait pas dit son dernier mot : le sort n’avait touché que sa jambe ! Elle pourrait bientôt se libérer et la poudre se dissiper ! Bien sur, un sort se dissipe toujours tout seul, il n’a pas besoin de contre-sort, c’est bien connu. Rappelle-nous qui est ton Directeur de Maison ? Ha, et n’est-il pas non plus professeur de S&E ? Je retiendrais tout de même la théorie de notre préfet qui ne manque pas de créativité : elle a été touchée à sa jambe de bois, ce qui fait qu’elle puisse bouger le reste de son corps. Enfin, elle nous a quand même fait le plaisir de dire ses dernières volontés et de faire ses prières.
Pendant ce temps, en salle commune, la réflexion était à son comble : Devait-on encore faire un don, dépenser des points et envoyer un couteau à Corwin ou passait-on à la méthode barbare ? Il est vrai qu’une jeune fille immobilisée qui ne peut plus utiliser sa baguette et ne peut plus parler mérite que l’on se penche pendant 30 minutes sur la façon de la faire mourir. Après maintes propositions (et la confirmation de la part de Molly que recevoir un colis égalait à une action), nous en sommes revenus à la méthode barbare. Alors, un coup de pied bien placé, un coup dans les cervicales, un étranglement, un étouffement, enlever son lacet ou sa ceinture et faire une boucle autour de sa nuque, voire pour les plus gores, lui enfoncer la main de la gloire dans la poitrine, en sortir son cœur et se nourrir de lui (cf Milan) ? De toutes ces propositions, Corwin aura choisi de sauter à pieds joints sur le cou de la jeune fille. Simple et efficace ?
En attendant, une chose est sûre. Corwin a peut-être gagné (si les organisatrices ne nous sortent pas une dernière cartes de leurs manches), mais où est donc passé son côté Serpentard ? Celui qui pousse chacun d’entre nous à profiter de toutes les occasions comme l’a fait Cissney pour exterminer Lou, celui qui pousse à la ruse et non pas à réfléchir comme un forcené, celui qui a un cœur de pierre et n’hésite pas à achever une femme à terre plutôt que d’attendre qu’elle se remette debout et surtout, celui qui pousse à la prudence pour vérifier qu’on se trouve bien en présence d’un cadavre ? Bref, rappelons que même si la faiblesse d’un homme est le combat à la façon moldue, les nuances existent. Ne pas savoir se battre, cela ne veut pas dire avoir des bras façon coton-tige. Cela ne veut pas dire non plus être incapable d’envoyer son poing dans la figure de quelqu’un qui ne sait pas non plus bouger. Ne pas savoir se battre, ce n’est pas avoir des problèmes psychomoteurs !
Bref, TLO se termine, laissant les morts le long du chemin, moi je terminerais ce discours sur une phrase de Crok qui vous rappellera toute la trivialité de la chose: « J'adore comment Serpentard a dû dépenser collectivement plusieurs centaines de gallions pour en faire gagner quelques uns à Corwin... »
Florence Shawn