Journal intime des Serpentard.
* Alors que vous attendez devant les portes de Poudlard, un froid insistant s’insinue dans votre dos refroidissant brutalement votre température corporelle. Vous avez froid mais ces portes semblent obstinément fermées. Vous décidez de :
1) Prendre la porte de derrière qui est toujours ouverte mais gardée par un troll (rendez-vous p.68).
2) Escalader le mur, la fenêtre située à 300 m au-dessus de vous laisse entrevoir une chaude lumière (rendez-vous p.854).
3) Faire pipi sur la serrure en espérant la décongeler (rendez-vous p.59 420).
4) Patienter (relisez le passage).
5) Balancez votre pc par la fenêtre (fermez le livre). *
A chaque drogue son accessibilité. Pour l’ectazy et le LSD : les boîtes de nuit. Pour la fumette : les cités. Pour le viagra : les pharmacies. Pour le café : le lieu de travail. Pour Poudlard : la connexion internet (ou la voie 9 3/4 pour certain(e)s). Sauf que c’est là le problème, pas la connexion internet, on en trouve partout et on peut toujours pirater la connexion voisine. Nan le souci c’est la connexion par téléphone. Faute de réseau où je me trouvais, je n’ai pu accéder à notre site communautaire, très communautiste, trop communiste, que par téléphone (portable forcément, … et non ce n’est pas une cochonnerie d’Apple). Poudlard sur téléphone, c’est comme le tunnel quand on est dans le coma : on sait bien qu’il y a une fin, mais elle n’arrive jamais.
Nul n’ignore que notre site est beau, très beau, trop beau. Donc quand on s’y connecte il est déjà un peu plus long que la moyenne, donc un peu plus lourd, donc un peu plus de ram, … D’autres sites connaissent le même sort, en général des sites d’avatars type obsession27 (ressources tout à fait admirable mais loooooooooooooooongue). Or P12, malgré sa galerie d’avatars plus ou moins inspirée d’autres sites … C’est lourd. Accéder à un topic c’est un challenge de patience, qu’on fait passer en se rongeant les ongles. Quand on clique sur le mauvais lien, on s’en mord les doigts (s’il vous en reste après vous être rongés les ongles jusqu’au poignet en attendant le chargement de la page précédente).
Autant vous dire que sur un téléphone, qui sert ,rappelons le au cas où, avant tout à téléphoner, P12 c’est le bout du monde. En général je renonce à charger toute la page pour garder mon épaule, le reste je l’ai déjà rongé. En plus, le réseau téléphonique c’est variable. Un coup, c’est oui, l’autre c’est non, surtout à 2 000m d’altitude. Enfin ajoutez à cela que les portables n’aiment pas la neige, n’aiment pas les chutes, et en toute logique n’aiment pas non plus les chutes de neige ou les chutes dans la neige, c’est un col vert ou un calvaire, c’est pareil (si si … nan nan). Prenant mon mal en patience (en rongeant les ongles de mes plus proches voisins), je parviens donc à accéder à P12 pour ma plus grande délivrance.
Je crie « HOURRA » tout en recrachant la clavicule gauche de ma voisine. D’un doigt de pied rageur je parviens à accéder à certaines zones utiles du site que je souhaite consulter. Avec des sueurs partout j’enchaîne les liens toujours très longs à se charger. C’est les yeux exorbités que je lis avidement les messages à gauche et à droite. La bave au coin des lèvres, je consulte ma volière. P12 fait son effet, je me calme, cette dose me détend, mes bras, doigts et ongles repoussent. Puis pour mon plus grand malheur, je tombe de nouveau sur les défauts et abus de P12 que l’on retrouve au fil des messages des boulets. Toujours les mêmes, toujours pareil, … Et là il se produit en moi un double phénomène de dégout : de moi et du site. Ne pas savoir profiter de la coupure du reste du monde pour calmer mes addictions est en soi désespérant. Mais avoir crut que je ne ferais que m'amuser en me reconnectant était tout aussi stupide. P12 est loin d'être parfait tout le monde l'a bien compris en principe. C’est non sans peine que je me suis déconnecté de mon compte pour profiter du beau soleil et feindre de n’avoir jamais rien vu, lu, entendu, compris, … P12 reste à consommer avec modération et avec discernement.
* Vous êtes toujours debout devant cette porte d’entrée monumentale, le froid continue de s’insinuer dans votre dos, vous n’avez toujours pas choisi comment rentrer dans le château. Bartimaeus passe devant vous, s’approche de la porte et toque. La porte s’ouvre sur un hall gigantesque particulièrement moisi par endroits, malgré quelques zones encore propres vers lesquelles Barti’ se dirige.
Vous décidez de le suivre ? (rendez-vous en enfer) *
Bartimaeus